[Verse 1]
Le corps épuisé rend son sang fatigué,
Cave supérieure, cave inférieure, deux fleuves mêlés,
Ils versent leur charge dans l'oreillette droite,
Porte tricuspide, trois voiles qui s'ouvrent tout droit.
Le ventricule droit pousse sans effort de titan,
Vingt-cinq sur cinq, c'est la pression du courant,
Valve pulmonaire, puis l'artère qui s'élance,
Vers les poumons, chercher l'air, chercher sa chance.
[Verse 2]
Les poumons rendent un sang neuf, rouge et vivant,
Quatre veines pulmonaires ramènent le printemps,
Dans l'oreillette gauche, la mitrale attend,
Deux voiles seulement, mais un verrou plus grand.
Le ventricule gauche est bâtisseur de murs,
Cent vingt sur quatre-vingt, pression bien plus dure,
Valve aortique s'ouvre, l'aorte prend son envol,
Vers le corps entier, du crâne jusqu'au sol.
[Chorus]
Droite basse, bleue, poumon,
Gauche haute, rouge, façon,
Deux circuits en série, jamais ne se confondent,
Tricuspide, pulmonaire, un chemin qui répond,
Mitrale, aortique, l'autre chemin qui gronde,
Deux boucles, un seul cœur, un seul monde.
[Verse 3]
Vingt-cinq contre cent vingt, l'écart est une loi,
Le droit ménage l'effort, le gauche est le grand roi,
Une seule cloison sépare les deux histoires,
Septum et quatre salles, quatre chambres passoires.
Après les premiers jours, le canal se referme,
Foramen, canal artériel, chacun ferme son terme,
Plus de pont, plus de fuite, la frontière est posée,
Le sang bleu et le sang rouge ne sont plus croisés.
[Verse 4]
Écoute le rythme, systole et diastole en danse,
Le cœur se contracte, puis se remplit en silence,
Soixante fois la minute, le muscle ne dort jamais,
Nourrit chaque cellule, jusqu'au bout des sujets.
Les artères coronaires nourrissent le moteur lui-même,
Sans elles, plus de force, plus de rythme, plus de poème,
Le cœur bat pour la vie, un métronome de chair,
Battement après battement, il repousse la frontière.
[Bridge]
Si jamais ils se mêlent, c'est la faille du truncus,
Une seule grande artère où deux mondes se sont tus,
Réparer, c'est refaire la ligne bien tracée,
Rendre à chaque circuit sa propre traversée,
Normal veut dire séparé, jamais confondu,
Deux rivières parallèles, un pacte non rompu.
[Chorus]
Droite basse, bleue, poumon,
Gauche haute, rouge, façon,
Deux circuits en série, jamais ne se confondent,
Tricuspide, pulmonaire, un chemin qui répond,
Mitrale, aortique, l'autre chemin qui gronde,
Deux boucles, un seul cœur, un seul monde.
[Outro]
Corps, poumons, corps encore, la ronde continue,
Deux pressions, deux couleurs, une seule vue,
Séparés pour toujours, c'est la règle du jeu,
Le cœur normal ne connaît qu'un seul aveu.