F4 — Rétrosplénial → CEM

acoustic guitar, lyrical music, hand clapping, no drums · 4:08

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Lyrics

[Verse 1]
Dans ma tête, tout commence à hauteur de mon nez,
Le monde est mesuré depuis mon propre repère, mal placé,
"À ma gauche", "devant moi", des coordonnées qui bougent,
Chaque pas que je fais, tout le cadre se secoue et rebouge.
C'est l'égocentrique, le corps comme boussole,
Mais si je tourne la tête, la carte entière valse et décolle,
Impossible d'ancrer un souvenir stable dans ce vertige,
Faut un cadre extérieur qui résiste, qui ne piège pas, qui ne voltige pas.

[Chorus]
Rétrosplénial, passerelle entre deux mondes,
Ego devient allo, la boussole devient ronde,
Direction fois repère, conjonction qui verrouille,
Le cortex entorhinal reçoit la carte sans grouille.
De moi vers le mur, du mur vers le nord fixe,
Le rétrosplénial traduit, la carte enfin se fixe.

[Verse 2]
Alexander et Nitz, deux mille quinze, ils l'ont vu,
Des neurones qui marient direction et repère, un couple cousu,
Cap de la tête plus position du mur ou de la porte,
Une cellule conjonctive qui calcule et qui rapporte,
Jacob dix-sept ajoute l'angle, le relèvement égocentré,
Vers le repère externe, un vecteur bien noté,
Ces cellules sont le pont, le traducteur discret,
Qui sort le "moi" du calcul pour donner un lieu concret.

[Chorus]
Rétrosplénial, passerelle entre deux mondes,
Ego devient allo, la boussole devient ronde,
Direction fois repère, conjonction qui verrouille,
Le cortex entorhinal reçoit la carte sans grouille.

[Verse 3]
Pourquoi cette bascule est vitale à l'ancrage, tu demandes ?
Sans elle, la grille interne dérive et se répand,
L'intégration de chemin accumule ses erreurs sournoises,
Chaque virage ajoute du bruit, la carte se tord et déploie.
Le repère fixe, lui, ne bouge pas quand la tête pivote,
Il recalibre la grille, referme la boucle, la dote
D'un point zéro stable planté dans le décor,
Sans transformation allocentrique, le lieu n'existe pas encore.

[Verse 4]
Quand la lésion frappe ce pont, le patient se perd dans le couloir,
Il connaît chaque meuble mais plus le chemin, plus le repère à voir,
Désorientation topographique, le nord s'efface et vacille,
Preuve clinique que sans ce cortex, l'espace entier se déquille,
Alzheimer précoce y grave ses premières traces amères,
Le rétrosplénial s'éteint, et se perd la mémoire des repères,
Chaque étude d'imagerie confirme ce rôle essentiel,
Sans ce pont, même la maison familière devient un lieu irréel.

[Bridge]
De l'œil au mur, du mur au monde,
Le signal change de costume, la trame se féconde,
Sans ce pont, ta carte de lieu part en vrille,
Avec lui, chaque coin de couloir devient une balise stable et tranquille.

[Chorus]
Rétrosplénial, passerelle entre deux mondes,
Ego devient allo, la boussole devient ronde,
Direction fois repère, conjonction qui verrouille,
Le cortex entorhinal reçoit la carte sans grouille.

[Outro]
Ego, allo, le pont ne tremble pas,
Direction fois repère, retiens bien ce combat,
Sans cette transformation, aucun lieu ne s'ancrait,
Rétrosplénial vers CEM, la carte enfin tient, complète.

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