Le Sang Fatigué Revient

melodic piano, duet male female · 4:25

Listen on 93

Lyrics

[Verse 1]
Le sang s'en va, les mains chargées d'air,
Il traverse la ville entière de chair,
Chaque cellule y vole un peu d'oxygène,
Paie sa dette, respire, s'entraîne.
Il repart plein d'usure, l'air a filé,
Le grand voyage l'a vidé, essoré.

[Chorus]
Côté droit, le sang rentre fatigué,
Il a donné tout ce qu'il pouvait donner,
Pauvre en oxygène, chargé de dioxyde,
Il revient chercher un nouveau bol d'air limpide.
Cave supérieure en haut, cave inférieure en bas,
Deux fleuves qui remontent — retiens bien ça !

[Verse 2]
La veine cave supérieure descend des hauteurs,
Elle porte la tête, les bras, la couleur
Du thorax qui respire, du cou qui se tourne,
Tout le haut du corps dans ce courant retourne.
Plus bas coule sa sœur, la cave inférieure,
Ramenant le ventre, les jambes, l'heure
Passée à marcher, tout ce sang qui traîne
Depuis les orteils jusqu'à l'oreillette pleine.

[Chorus]
Côté droit, le sang rentre fatigué,
Il a donné tout ce qu'il pouvait donner,
Pauvre en oxygène, chargé de dioxyde,
Il revient chercher un nouveau bol d'air limpide.
Cave supérieure en haut, cave inférieure en bas,
Deux fleuves qui remontent — retiens bien ça !

[Bridge]
Pourquoi si pauvre, ce sang qui arrive ?
Parce qu'il a nourri chaque fibre vive !
Il a lâché son air comme une pièce dans la fontaine,
Et rentre au cœur pour qu'on le regagne, qu'on le ramène.
Supérieure en haut,
Inférieure en bas,
Deux grosses veines — et voilà le topo !

[Verse 3]
Rien de cassé, rien de triste dans ce retour,
C'est le prix ordinaire d'un tel tour,
Le sang usé glisse par l'oreillette droite,
Direction poumons, jamais la mauvaise voie.
Là il échange son dioxyde contre un air tout neuf,
Et remonte plus clair, prêt pour la relève.
Comprendre ce trajet, c'est tenir la carte,
De la tête aux talons, rien ne s'écarte.

[Chorus]
Côté droit, le sang rentre fatigué,
Il a donné tout ce qu'il pouvait donner,
Pauvre en oxygène, chargé de dioxyde,
Il revient chercher un nouveau bol d'air limpide.
Cave supérieure en haut, cave inférieure en bas,
Deux fleuves qui remontent — retiens bien ça !

[Verse 4]
Puis l'oreillette gauche accueille l'air pur,
Le ventricule gauche pousse fort, c'est sûr,
Vers l'aorte il lance ce sang plein de vie,
Nourrir chaque organe, chaque énergie.
Le voyage recommence, jamais ne s'arrête,
Du cœur aux orteils, une danse complète,
Deux circuits mêlés, un seul battement,
Le sang raconte son histoire sans fin, patiemment.
Il repart chargé, il revient épuisé,
Un cycle éternel qu'on ne peut arrêter.

[Outro]
Supérieure : la tête, les bras, le torse qui respire,
Inférieure : le ventre, les jambes, tout le reste à décrire.
Fatigué en entrant, rechargé en sortant,
Voilà toute l'histoire du sang, murmurée en chantant.

← Les Deux Fleuves du Cœur | L'Escale du Souffle →