[Verse 1] Avant de nourrir tout le corps, le cœur se sert lui-même, Ses propres artères coronaires, un festin qu'il retient, Car s'il tombe en panne, plus rien ne circule, Le pompiste doit boire avant que la ville ne roule, C'est logique, mon amour, le moteur passe en premier, Sans lui, plus de voyage, plus rien à irriguer. [Chorus] Le sang qui coule, qui cogne, qui donne, Livre l'oxygène et le sucre qu'il façonne, Il repart chargé de fumée grise et de déchets, Direction poumons, reins, pour tout nettoyer, Retiens ce rythme, cette boucle en spirale, Le cœur d'abord, ensuite la cavale. [Verse 2] Dans les capillaires, fins comme un fil de soie, Le sang dépose l'oxygène et le glucose qu'il convoie, Il récupère au passage le gaz carbonique, Et les déchets des cellules, résidu de la fabrique, Deux dons, deux prises, un échange à chaque coin, La vie s'invite là où les tissus ont besoin. [Chorus] Le sang qui coule, qui cogne, qui donne, Livre l'oxygène et le sucre qu'il façonne, Il repart chargé de fumée grise et de déchets, Direction poumons, reins, pour tout nettoyer, Retiens ce rythme, cette boucle en spirale, Le cœur d'abord, ensuite la cavale. [Verse 3] Mais le sang des intestins ne fonce pas tout droit, Il fait d'abord escale, un détour, tu vois ? La veine porte l'emmène tout droit vers le foie, Qui trie les nutriments, écarte ce qui ne convient pas, Le foie filtre le festin avant qu'il ne circule, Un videur à l'entrée, avant que la fête ne bascule. [Bridge] Pourquoi ce long chemin, cette route qui dévie ? Pour protéger le corps d'un sucre en furie, Pour équilibrer, doser, garder l'harmonie, Le foie garde la porte de toute anomalie. [Verse 4] Et les poumons, eux, respirent la même chanson, L'air entre, le sang cède sa fumée, sa prison, L'oxygène frais s'accroche à chaque globule, Le vieux gaz s'échappe, la respiration circule, Les reins, discrets, trient l'eau, filtrent le sel, Renvoient au sang ce qui garde l'équilibre essentiel, Chaque organe a son rôle, sa tâche, sa loi, Mais tous dépendent du même fleuve, du même roi, Le cœur bat, le sang porte, les portes se ferment ou s'ouvrent, Une chorégraphie ancienne que la science découvre. [Chorus] Le sang qui coule, qui cogne, qui donne, Livre l'oxygène et le sucre qu'il façonne, Il repart chargé de fumée grise et de déchets, Direction poumons, reins, pour tout nettoyer, Retiens ce rythme, cette boucle en spirale, Le cœur d'abord, ensuite la cavale. [Chorus] Le sang qui coule, qui cogne, qui donne, Livre l'oxygène et le sucre qu'il façonne, Il repart chargé de fumée grise et de déchets, Direction poumons, reins, pour tout nettoyer, Retiens ce rythme, cette boucle en spirale, Le cœur d'abord, ensuite la cavale. [Outro] Le cœur en premier, Le don et la reprise, Le foie qui filtre, Voilà la boucle, apprise.
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